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mercredi 12 juin 2013

Le voyage de James Cook en Océanie de 1772 à 1775

James Cook
Voyage en Océanie de 1772 à 1775
La Rochelle, La Découvrance, 2013. 206 pages, 15 x 21 cm, broché.



Partis à la recherche de la Terra Australis Incognita, James Cook et Tobias Furneaux, à la tête des vaisseaux Resolution et Adventure, dépassent le cercle polaire antarctique le 17 janvier 1773. À la latitude de 71° 10’ sud, les glaces les obligent à rebrousser chemin.

Après avoir perdu la Resolution, James Cook fait relâche à Tahiti pour un réapprovisionnement avant de repartir vers le Grand Sud. Mais le continent mythique n’est toujours pas en vue. Alors, il remonte plus au nord et explore Les Tonga, l’île de Pâques, l’île Norfolk, découvre la Nouvelle-Calédonie, les Nouvelles-Hébrides (Vanuatu), la Géorgie du Sud et les îles Sandwich du Sud.

En décembre 1774, il franchit le cap Horn en passant par la Terre de Feu et est de retour le 29 juillet 1775. Il retrouve Tobias Furneaux déjà rentré en Grande-Bretagne après avoir perdu une partie de son équipage lors d’une rencontre avec des Maoris.

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lundi 19 décembre 2011

A la découverte des Terres Australes

François Péron
Voyage de découvertes aux Terres australes
Paris, CTHS, 2011. 970 pages, 15 x 22 cm, broché.

Tome I

La vie de François Péron commence modestement en 1775 dans une petite ville du Bourbonnais, Cérilly, près de la forêt de Tronçais. Il saisit sa chance sur les champs de batailles des armées révolutionnaires en s'engageant parmi les Volontaires de l'Allier dès 1792. Quatre ans plus tard, il revient en héros et peut alors s'inscrire dans une école de santé ouverte par le Directoire, puis il adhère à la Société des observateurs de l'homme. C'est le tournant de sa vie car il y rencontre le commandant Nicolas Baudin qui met au point le programme de son expédition. La suite est écrite dans ces deux volumes jusqu'à sa disparition en 1810.

Trop jeune pour avoir participé à l'épopée de 1789, il en a cependant l'étoffe de ses héros, et plus qu'un enfant du peuple, comme l'écrit son biographe Emile Guillaumin, François Péron est un enfant de la Révolution.

Tome II

Louis Freycinet, qui termine ce deuxième volume, embarque comme officier sur le Naturaliste sous les ordres d'Emmanuel Hamelin, puis il prend le commandement de la goélette le Casuarina dans la seconde partie du voyage, et enfin, revient en France sur le Géographe. Il débute ainsi sa brillante carrière de navigateur au cours de cette expédition.

Il reprend la mer pour un tour du monde resté célèbre car il embarque sa femme Rose, mais aussi un jeune officier, Louis-Isidore Duperrey qui, à son tour, reprend la mer avec comme second Jules Dumont d'Urville, le futur découvreur des épaves de Lapérouse et surtout du continent Antarctique.

Ainsi, dans cette première moitié du XIXeme siècle qui voit disparaître peu à peu les navires à voiles au profit de la toute nouvelle technologie à vapeur, Louis Freycinet transmet son exceptionnelle expérience, acquise après une solide formation à l'école d'endurance et de rigueur du commandant Nicolas Baudin.

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vendredi 1 avril 2011

Les descendants des dieux de la mer

Emmanuel Desclèves
Peuple de l'Océan. l'Art de la Navigation en Océanie
Paris, L'Harmattan, 2011. 310 pages, 10 x 16 cm, broché. - 9782296138988

L'amiral Emmanuel Desclèves nous fait rêver en nous conduisant à la découverte étonnante des " descendants des dieux de la mer, à mes yeux les plus grands navigateurs de tous les temps ", comme le disait Alain Gerbault.
Le Peuple de l'Océan fait renaître la civilisation maritime océanienne, présentée pour la première fois dans un très large contexte maritime, historique et culturel. Sont ici dévoilés les secrets de l'art de la navigation sans cartes ni instruments d'aucune sorte, l'invention des praos volants et des catamarans, le savoir-faire des équipages et les méthodes inédites d'exploration de l'Océan. C'est très logiquement dans ces immenses espaces océaniques que le génie des marins a atteint sa plénitude.
Emmanuel Desclèves a passé l'essentiel de sa vie professionnelle dans la Marine, dont une quinzaine d'années embarqué sur tous les océans. Membre de l'académie de Marine, il a publié de nombreux articles en France et à l'étranger. Le préfacier Michel Rocard montre tout l'intérêt qu'il porte à l'Océanie. Il a déjà présenté La France dans le Pacifique dans cette collection.

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samedi 13 novembre 2010

Cinquante ans auprès les hommes d'Océanie

Jacques et Betty Villeminot
Les hommes oubliés d'Océanie
Paris, Glénat, 2010. 207 pages, 24 x 32 cm, broché. - ISBN : 9782723474047

Jacques et Betty Villeminot nous font partager leurs aventures lors de leurs séjours auprès de cinq sociétés océaniennes. Ils nous font revivre leurs difficultés avant d’être acceptés, leurs expériences humaines, leurs émotions, leurs sympathies spontanées pour certains hommes ou femmes d’un autre monde, le rejet spontané de certaines de leurs coutumes, puis la compréhension de ce qu’elles signifiaient et leur rapprochement avec les nôtres.
En Australie, ils vivront plusieurs mois au cœur rouge de la terre du bout du monde, auprès d’un groupe d’Aborigènes nomades, les « intellectuels du désert », les Gardiens de la Création de leurs Grands Ancêtres qui, depuis des millénaires, sans chef réel, continuaient à recevoir les ordres du Monde invisible, un Monde exemplaire sur lequel les mortels devaient sans cesse s’aligner.
Puis, ce sera la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Entassés avec leurs bagages dans un Cessna, ils atterriront à 1800 mètres chez les Waghi, un peuple sédentaire cette fois. Un peuple belliqueux, où les femmes représentaient une valeur économique au même titre que le cochon, animal sacré, médium entre les vivants et les morts.
Quelques années plus tard, après avoir survolé des immensités de forêt vierge primaire, et plusieurs vols successifs ratés, ils atteindront enfin le Haut-Sépik, à 1500 m d’altitude, région alors non sécurisée. Ils s’installeront à Téléfolmin, près du village de petits hommes semi-nomades. Fascinés par la sauvagerie du pays où l’homme avait réussi à s’implanter, ils retourneront vivre avec les peuples du Moyen-Sépik et y découvriront un peuple fier d’anciens coupeurs de têtes, ainsi que leur art, l’un des plus beaux d’Océanie.
En 1966, le couple découvre les Îles Trobriand, réunion de petites îles coralliennes placées dans un écrin d’émeraude à quelques mètres au-dessus de la mer. Là, ils vivront dans une société fossile de l’Âge d’or, en paix depuis des millénaires avec les habitants d’autres archipels. Au début, les Trobriandais les accueilleront poliment mais sans joie, avant qu’une certaine cordialité ne s’établisse. Ils découvriront comment les lois du matriarcat organisent la société, le rôle de la beauté magnifiée, le rôle du père, le système astucieux qui créée le dynamisme économique et qui offre, si ce n’est la sérénité, une dignité à tous.
Quelques années plus tard, ils partiront en Irian Jaya vivre chez les Asmats, les « hommes arbres » où la violence était institutionnalisée et où la femme, détentrice de la magie toute puissante jouait un rôle important, comme le faisaient les morts réclamant sans cesse une tête coupée. Ils seront témoins de la douceur autant que de la violence des habitants de Pirien, « leur » village ainsi que de leur étonnante adaptation à un milieu fait de plus d’eau que de terre. Leur dernière et forte expérience.

Betty et Jacques Villeminot, au cours de leurs expéditions 1951 et 1955-1956 dans le centre de l'Australie, réussirent, grâce à une présence féminine, à se faire admettre auprès d'Aborigènes qui, à cette époque, n'avaient subi ni l'influence ni les dommages apportés par notre civilisation. Une expérience qui bouleversa leur vie. Pendant cinquante ans, chargés de mission par le Muséum national d'histoire naturelle, le musée de l'Homme et l'Université de Sydney, ils ont observé, photographié, filmé les Premiers Australiens ainsi que les populations de Nouvelle-Guinée. D'importantes observations, de précieuses images qui aujourd'hui appartiennent au passé.
Ils ont tourné 9 films et publié 17 livres. Jacques Villeminot, cinéaste-ethnologue, est président d'honneur de la Société des Explorateurs Français, chevalier de la Légion d'honneur, chevalier dans l'Ordre des Palmes académiques. Betty Villeminot a reçu la médaille d'argent de la Ville de Paris et le prix de la Société de Géographie " Pierre-Jules-César Janssen ".

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