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jeudi 30 août 2012

(Re)découvrir l'essence même de la Ville Lumière

Catherine Aygalinc
Paris Poète
Paris, Hazan, 2008. 480 pages, 13,5 x 20 cm, broché.

Dans les rues, les cafés, sur les quais de la Seine, depuis les toits ou en haut de la tour Eiffel, le peintre, le musicien, l'architecte ou l'écrivain perçoivent des Paris différents : Paris flâneur et convivial, Paris bohème et canaille, Paris moderniste et cosmopolite, Paris amoureux et noctambule. 
Cette ville changeante et multiple est à la fois une source d'inspiration littéraire mais aussi le lieu universel de la création artistique. Car " la ville, en effet, ne sourit qu'à ceux qui l'approchent et flânent dans ses rues ; à ceux-là, elle parle un langage rassurant et familier, mais l'âme de Paris ne se révèle que de loin et de haut, et c'est dans le silence du ciel que s'entend le grand cri pathétique d'orgueil et de foi qu'elle élève vers les nuages " (Julien Green). 

Cet ouvrage, débutant dans le temps avec l'invention de la photographie et les premières prises de vue de la capitale (vers 1850), constitue un tableau saisissant de la dimension poétique et mythique de Paris, à travers les plus beaux textes et les plus belles photographies du XIXe au XXe siècle. Ce portrait de la ville met en vis-à-vis des fragments de l'œuvre de Baudelaire, Verlaine, Apollinaire, Prévert, Eluard, Nerval, Aragon, Breton et bien d'autres, avec des vues de Nadar, Atget, Brassaï, Wols, Doisneau ou Cartier-Bresson, etc.

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lundi 23 juillet 2012

Voyage d'un peintre breton au Japon

Elisabeth, Hélène & Patrick Jude
Voyage d'un peintre breton au Japon. Mathurin Méheut, avril-août 1914
Rennes, Ouest-France, 2012. 124 pages, broché.

Au début du XXe siècle, Mathurin Méheut travaillait à Paris où régnaient japonisme et Art nouveau. II fournissait des études de faune et de flore correspondant aux efforts d'interprétation décorative d'Eugène Grasset. Le triomphe de son exposition au musée des Arts décoratifs a été suivi par l'attribution de la bourse "Autour du Monde" financée par le mécène Albert Kahn. L'artiste débarque au Japon en avril 1914, dessine et peint sans relâche. Il est aidé par le grand industriel Katsutarô Inabata et par le peintre Takeshirô Kanokogui. Méheut quitte le Japon dès la proclamation de la mobilisation générale.

 L'influence de son séjour au Japon sur son oeuvre se fait sentir jusqu'à sa mort en 1958. Deux des auteurs arrière-petites-filles de Mathurin Méheut, se sont rendus au Japon sur les traces de leur aïeul afin d'identifier avec précision et voir les lieux où l'artiste avait travaillé et fait oeuvre d'ethnographe en ce début de l'époque Taishô. A la recherche du Japon de 1914, ils ont retrouvé les descendants de Inabata et Kanokogui, photographié et rédigé un carnet de route pendant leur périple dans le Japon d'aujourd'hui.

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mercredi 29 avril 2009

Exposition " Voir l'Italie et mourir "

Du 7 avril au 19 juillet 2009, a lieu au musée d'Orsay l'exposition "Voir l'Italie et mourir". 
À cette occasion, la librairie La GéoGraphie vous recommande son catalogue, un ouvrage riche en illustrations, une invitation à rêver de la vie d'artiste sur les routes d'Italie...


Ulrich Pohlmann & Guy Cogeval (sur une idée de)
Voir l'Italie et mourir. Photographie et peinture dans l'Italie du XIXème siècle
Paris, Skira Flammarion, 2009. 382 pages, 16,6 x 22,5 cm, broché. - ISBN: 9782081224254

A la fin des années 1840, le procédé mis au point par Daguerre est utilisé par
des érudits pour garder le souvenir de l'architecture de Venise et de Rome. Dans la capitale des États pontificaux, le Britannique Calvert-Jones, un proche de Fox-Talbot, introduit en Italie le procédé de photographie sur papier mis au point par ce dernier donnant ainsi naissance à une véritable école dont les membres, architectes ou peintres, se rencontrent au Caffé Greco, lieu de ralliement de tous les pensionnaires de l'Académie de France à Rome. 

Le "Grand Tour" du XVIIIe siècle évolue, il n'est plus réservé à une élite, et des ateliers, à Venise, à Rome ou à Florence, reproduisent pour les amateurs les monuments et sites célèbres, sur épreuves, ou, si les moyens de ces derniers le permettent, sous forme de mosaïque. Une Italie pittoresque, faite de femmes en costume régional au visage de madone, de lazzarone et des pifferari est promue par la littérature et la peinture de Stendhal et Ann Radcliff à Lépold-Robert et Gérôme, puis par les photographies des peintres Caneva et Lebel. 

La grande aventure de l'Italie, c'est le Risorgimento, l'unification du pays, jusque là fragmenté en plusieurs États sous domination étrangère. Préfiguré dans les opéras de Verdi, son accomplissement grâce à Garibaldi sera figuré sur un mode héroïque dans les tableaux d'un Fattoti et les photographies d'un Le Gray. Autour de 1900, pour les pictorialistes, tels Heinrich Kühn ou Alvin Langdon Coburn, Venise et Rome restent un passage obligé, et leur vision symboliste de l’Italie peut se mesurer aux tableaux de Böcklin ou de Hans Thoma.

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